Le Sparticle

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6 commentaires

Jean_Baptiste_Crocodile a dit :

Je réagis aux dernières remarques de Rapha : je ne sais pas si les fous ont toujours raison mais ce dont nos héroïnes vont faire l’expérience, c’est que la sagesse consiste en partie à accepter la part de folie qu’on porte en soi. Mais en attendant, place à la fantaisie !

14 oct. 2010

Un visiteur ( Jacques Razu) a dit :

Cher Rapha,

Vous avez vu juste. Dans une socité devenue totalement folle, seuls les “fous” (ou qualifiés tels) incarnent encore le peu de raison qui subsiste (c'est sans doute pour cela qu'on les enferme). Quant à la “norme” (ou prétendue telle), tout ce qu'on nous fait tenir comme existence s'y heurte, ou s'y brise, ou s'y fracasse : il faut faire des gosses à une bonne femme (deux selon la norme) parcqu'il est normal que les bonnes femmes aient des gosses (“elles sont faites pour ça” n'est-ce pas ?). Il // faut// travailler parce que c'est la norme d'avoir un travail _le salaire d'un travail, plus exactement_, la norme d'une société esclavagiste, bien sûr ! (et la retraite à 100 ans). Et quand tu travailles, la norme commande de donner satisfaction à ton employeur (norme morale n'est-ce pas ? A qui profite “la morale” ? Comme Flaubert le disait des devoirs : “Les exiger de la part des autres, s'en affranchir. Les autres en ont envers nous, mais on n'en a pas envers eux” [“Dictionnaire des idées reçues”]). Il faut fournir du rendement (être…aux normes !) parce que c'est la norme…de rémunération des actionnaires. La norme est un cauchemar. La norme oppresse, la norme étouffe, pire encore que cancer broncho-pulmonaire en phase terminale (le cancer aussi devient peu à peu la norme de l'agoniser et du mourir contemporains. Bientôt, l'exception sera : qui n'en crèvera pas ?). La norme nous empêche de vivre. Parfois, à force de norme, j'envie les fous ! (le plus souvent //dispensés // de l'obligation de travailler : congé très longue durée). Mais la norme est déjà une camisole. Elle est, très paradoxalement, comme un avant-goût de l'Asile, quand elle n'en est pas l'antichambre. Et le fourrier. Fous…à force de norme. Mais Freud l'avait bien vu qui écrivait : “La névrose est la norme”.

15 oct. 2010

Aurelien_Jousse a dit :

Tres sexy en bikini a la derniere case !!!!!!!

15 oct. 2010

jean-yves a dit :

Euh … je ne suis pas sûr de comprendre tout ce qui est écrit ci-dessus, mais par contre, l'idée du faux décor sur lequel se projettent les ombres est très amusante. pendant un moment, j'ai crû sentir l'air du large.

Et les filles sont toujours aussi belles. Malgré (ou peut-être grâce à) leurs défauts : culturisme pour l'une, anorexie (involontaire, certes) pour l'autre.

Hmmm … je crois que l'air du large et la rumeur des vagues se brisant sur les rochers me manquent un peu. Et cette fraîche odeur de mousses sèches, de planes résineuses et schistes mêlés à la marne (ou à je ne sais trop quelle autre matière primaire).

16 oct. 2010

Un visiteur (JBC) a dit :

Jean Yves,

ce que les rapports (entendus par Dale) décrivent, c'est la lente dérive du personnel d'une base militaire face à un ennemi qui utilise des techniques de dislocation de la personnalité et d'injection de personnalités de substitution. Les soldats perdent leurs buts et deviennent des bouts de personnalités hétéroclites.

Il n'est pas interdit de penser que ce processus auquel nos héroïnes sont confrontés est la métaphore (outrée je te le concède) de processus à l'oeuvre actuellement dans notre société, dépersonnalisation et injection de personnalités de substitution par la propagande publicitaire, les jeux de rôle, les avatars et les pseudos qui fleurissent dans ce monde second qu'est Internet.

Mais je jette sur tout cela un regard lointain, oblique. Je ne cherche pas à le penser , mais à simplement bâtir une histoire à partir de ces processus en les hypertrophiant dans un futur imaginaire et en les plaçant entre les mains d'ennemis puissants et mystérieux qui poursuivent des buts que seul un 2ème tome parviendra à cerner …

17 oct. 2010

Un visiteur (Jacques Razu) a dit :

Cher M. Crocodile,

Entièrement d'accord avec votre remarque quant au “processus à l'oeuvre actuellement dans notre société, dépersonnalisation et injection de personnalités de substitution par la propagande publicitaire, les jeux de rôle, les avatars et les pseudos qui fleurissent dans ce monde second qu'est Internet” (à cette réserve près que le pseudo, lorsque l'on pense et écrit certaines choses, surtout dans l'univers très policé d'Interdemoinsenmoinsnet, est une mesure d'élémentaire prudence). Cela dit, je ne crois pas que l'outrance soit du côté de votre métaphore mais bien de celui d'une “société” qui met en oeuvre de tels processus et bien d'autres encore, dont la morgue, le mépris et l'arrogance glacée renvoyés actuellement dans la gueule de tout un pays sont autant de preuves éloquentes (il n'y a pas plus parlant que le mépris des dominants ; le 14 juillet 1789, ce seul mépris suffit à balayer La Bastille. "14 Juillet 1789 : rien" [Journal de Louis Capet le seizième]).

17 oct. 2010