Dans l'imaginaire

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9 commentaires

Jean_Baptiste_Crocodile a dit :

De ce fameux Sparticle volé par Lyr, j’ai l’impression que Dale a tiré la substantifique moelle, à savoir les rapports sur la Porte Ecarlate et la maladie qui a frappé le personnel de la base.

Afin d’illustrer ces rapports, Page 114, j’ai montré dans plusieurs cases un décor de théâtre à l’intérieur de la base : preuve matérielle visible du dérèglement mental qui a saisi les soldats.

Page 115, on a pu voir Lola déguisée en chasseresse tirant à l’arc (case C) et puis case D, en contrechamp, voir sa cible, et quelle cible ! Un dragon volant cloué par des flèches à des planches en bois.

J’alerte le lecteur : à partir de cette case, ce qui est montré n’est pas forcément réel. Ce qui est montré peut fort bien relever du fantasme, du délire imaginatif d’un ou de plusieurs personnages. Car s’il y a dans la base des décors réels, ces décors sont aussi l’indice d’une production hallucinatoire individuelle et collective.

L’imaginaire déborde de son lit naturel et se répand dans le réel, brouillant les cartes du jeu joué par nos héroïnes.

Mais n’est-ce pas, assez banalement, notre lot à tous ? Notre réel n’est-il pas toujours saturé, gorgé d’imaginaire ?

21 oct. 2010

woulouf a dit :

en tous cas, t'as le chic pour leur trouver des tenues, euh… des tenues, quoi!

21 oct. 2010

Un visiteur (MiKL.BD) a dit :

MDR, le short taille trop large! je ne sais pas ce qu'il lui faut… Un string?

22 oct. 2010

Un visiteur (Jacques Razu) a dit :

Cher M. Crocodile,

C'est vrai que vos héroïnes ont la “cuirasse caractérielle” bien légère (et fort ajustée ma foi !) Ce bon vieux Herr Doktor Reich se retournerait dans sa tombe orgonomique orgasmique, vent debout et mât dressé ! (surtout le mât !). Une question cependant : quest-ce que “le réel” ? Le monde dans lequel je “vis” (bien malgré moi, croyez-moi !) me donne plutôt un setiment d'irréalité totale // ! A tel point que lorsque des “informations” (désinformations) m'en parviennent, ma première réaction est "Putain ! mais c'est pas //vrai“ ! (à propos de vrai, j'en ai une bien bonne : la proposition ”il n'ya pas de vérité" est vraie. Amusant non ?)

22 oct. 2010

jean-yves a dit :

Belles … qu'elles sont belles ! Mais un peu torturées parfois dans leur tenues. Doivent-elles à ce point obéir aux règles de l'impromptu?

J'ai hâte de les revoir dans des tenues aussi sexy, mais plus en relation avec leur être.

A part ça, où sont le soleil, les arbres, les oiseaux et la ligne d'horizon? celle, toute plate, que l'on aperçoit en Beauce ou dans le Nord Dakota.

Happy 25th october.

JYves

23 oct. 2010

jean-yves a dit :

Les rochers continuent de lutter contre la mer, les vagues, la houle et sa dynamique puissante … oui, mais si loin du souterrain. Si loin des filles. Pourront-elles un jour s'abandonner au vent fras, vent du matin, vent qui souffle au sommet des grands pins ?

23 oct. 2010

Jean_Baptiste_Crocodile a dit :

Tu es un bon lecteur Jean Yves et tu sens ce qui manque, ce qui fait défaut, ce dont nous sommes privés.

Il fait nuit dans cette BD depuis la page 23 et nous sommes dans des souterrains depuis la page 73. Mes héroïnes étouffent un peu, moi, je manque d’air et toi tu rêves de vent, de soleil, de ligne d’horizon.

Mais c’est l’intraitable scénariste qui est aux commandes!

Il voulait une histoire d’enfermement et d’évasion, une histoire d’obscurité et de lumière, un long cheminement labyrinthique vers la libération.

Ce matin, j’ai marché au bord de la Loire : de la végétation humide réchauffée par le soleil automnal montaient des vapeurs blanchâtres, la terre détrempée bouillonnait de fumées, évocations fugitives d’un monde naissant qui se relève et secoue ses oripeaux. Ensuite (panne de chauffage oblige) j’ai scié du bois sous un appentis en plein vent. Alors oui, j’aime le soleil mais rompu de brumes matinales, et le vent et l’eau.

Mais mon imagination (et mes moyens graphiques) me conduisent vers un autre monde …

Sinon, il me vient une question : peux tu me citer des peintures, des BD qui évoquent le vent, le soleil, l’horizon, qui les fassent sentir ? (je vais chercher de mon côté)

24 oct. 2010

Un visiteur (Jacques Razu) a dit :

Cher M. Crocodile,

Bien que la question ne s'adresse pas à moi, j'ai l'outrecuidance de vous signaler les peintres suivants :

  1. Caspar David Friedrich (notamment l'excellente monographie que lui consacre Werner Hofmann chez Hazan, Paris, 2000). Friedrich évoque plus la nuit et la Lune que le Soleil mais vous y trouverez le vent, la mer et l'horizon.

  2. Le Suisse Ferdinand Hodler (monographie “Le Paysage”, Ed. Somogy, Genève, 2003)

  3. Turner, bien sûr

  4. Monet, Renoir, Cézanne, Signac, Seurat, Sisley, Pissaro, Matisse pour l'ensemble de leurs oeuvres paysagères à commencer par “Impressions Soleil levant”

  5. Van Gogh pour ses paysages provençaux

  6. L'Ecole de Barbizon

  7. Théodore Rousseau

  8. Eugène Boudin

  9. Les Fauves Derain et Vlaminck pour leurs paysages

  10. Armand Guillaumin

    Voilà en tout cas les premiers qui me viennent à l'esprit

25 oct. 2010

jean-yves a dit :

Le vent, le soleil (et l'ombre qui le fait paraître plus lumineux, bien sûr), l'horizon … tout ça est dans la ballade de la mer salée, par exemple. Ou dans les aventures de Théodore Poussin. Ou encore dans l'un des derniers JC Denis. Celui sur les odeurs (là, je sens que je triche. Celle-là était trop facile, mais quelques mois à l'Amélie rend déjà très bien le sentiment du vent, de la lumière et de l'odeur des pins des landes ). Citons encore Cosey (A la recherche de Peter Pan plutôt que Jonathan), Blankets, etc. etc. et des tas d'autres où on ne dit pas les mots, mais où on sent les éléments et les grands espaces.

25 oct. 2010