Dans l'imaginaire

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10 commentaires

Jean_Baptiste_Crocodile a dit :

Heureusement, c'est Lyr qui conduit. Avec elle, rien de fâcheux n'arrivera. Lyr, joyeuse et intrépide.

1 nov. 2010

Jean_Baptiste_Crocodile a dit :

Jean Yves, je connais La balade de la mer salée (j’ai une édition nb grand format ! que je feuillette de temps en temps pour respirer l’odeur du large et de l’aventure) et Blankets mais ni JC Denis, ni Cosey (trop vaguement) ni Théodore Poussin ! Je vais scolairement suivre tes suggestions …

1 nov. 2010

Jean_Baptiste_Crocodile a dit :

Bravo, M Razu pour vos histoires de squale ! Explorez donc la presse dans ce sens et rapportez nous quelques anecdotes bien intéressantes qui mettent en scène les hommes et les animaux dans toutes sortes de scénarios …

1 nov. 2010

Un visiteur (Jacques Razu) a dit :

La Bonne Presse est inépuisable ! pas comme les ressources fossiles dont nous faisons partie. L'homme semble en voie d'épuisement . Plus il déploie d'inventions technologiques, des plus sophistiquées aux plus délirantes tel un pathétique chant du cygne, plus son épuisement devient perceptible, palpable, mesurable… L'Homme (dit “sapiens” de sûrcroit ! Quelle cinglante ironie ! Et quelle suffisance dans la prétention) est la seule espèce vivante au monde (et peut-être même en d'autres mondes) à détruire méthodiquement, scrupuleusement, avec un acharnement opiniâtre et une application digne d'éloges son propre “biotope” (pour parler comme les impuissanrts écolos-Pécuchet), c'est à dire à son échelle la planète toute entière, animaux, végétaux et minéraux ! Les matérialistes anéantissant la matière ! Tordant non ? Et tout cela pour leur Idole : l'Argent. L'Argent, ce fait, cette chose de l'homme mais qui l'a totalement dépassé !

2 nov. 2010

woulouf a dit :

c'est de plus en plus beau et délirant

3 nov. 2010

Moozy a dit :

“Délirant” est le mot adéquat :-) Délirant… et intéressant à suivre

3 nov. 2010

Un visiteur a dit :

Merci à vous Woulouf et Moozy. C'est bien l'objectif visé : libérer l'imagination de certains carcans narratifs qui retiennent l'esprit sur des chemins trop battus! Mais que d'efforts encore à accomplir!

3 nov. 2010

Un visiteur (JBC) a dit :

Hem, le visiteur, c'est moi, JBC …

3 nov. 2010

Jean_Baptiste_Crocodile a dit :

A la fin, M Razu, votre indécrottable optimisme sentimental trouble la paix du marigot où je barbote paisiblement. Mais non (hélas !) l’homme n’est pas en voie d’épuisement (vaines italiques qui prétendent souligner une évidence que tout contredit !)

Nous autres reptiles, savons bien que les biotopes détruits par cette prodigieuse créature sont les nôtres, ceux de mes frères et sœurs alligators, caïmans, gavials, lézards, serpents et autres tortues, et bien évidemment (quoique reptile de nature, mon esprit micro céphalique est capable d’un tel élargissement : dans la panade les idées s’agrandissent) ceux de mes frères et sœurs bêtes de tout acabit !

L’homme, M Razu, est un animal dépourvu de biotope. Nous autres, bêtes, sommes asservies à un environnement spécifique. De là, notre prodigieuse variété et beauté (même un crocodile est beau M Razu) mais aussi notre vulnérabilité.

Depuis quelques décennies, l’homme est en guerre avec notre terre nourricière. Il vaincra c’est certain et nous périrons. Il lui en coûtera peut être quelques milliards d’individus. Mais les survivants irons jusqu’aux étoiles.

Mais excusez, M. Razu, ces quelques remarques sur l’histoire universelle formulées par un crocodile qui est assuré de ne pas être invité dans cette nouvelle arche qui conduira cette effrayante créature jusqu’aux confins de l’univers.

3 nov. 2010

Un visiteur (Jacques Razu) a dit :

Cher M. Crocodile,

Vous barbottez paisiblement dans un marigot dangeureusement pollué : gare à la mutation génétique qui vous transformerait insidieusment à votre insu en…hominidé, le pire qui puisse vous arrivez ! (l'intoxication aux métaux lourds n'est rien en comparaison).

En détruisant vos biotopes, l'homme détruit immanquablement le sien.

Dans la panade, les idées du crocodile s'agrandissent mais ceux de l'homme (gorille “évolué”, gorille qui a mal tourné) se rapetissent lilliputiennement. A propos de Lilliput, l'homme mériterait de finir chez les HOUYHNHNMS, ces chevaux parlant, pensant et raisonnant qui avaient, eux, au moins, domestiqué l'homme (J. Swift, “Voyages de Gulliver”) Le biotope de l'homme est la planète Terre, où il est chez lui partout, quasi-uniformément et simultanément (Internet et les progrès de l'aviation ; cf. sur ces points de la vitesse du déplacement dans l'espace terrestre et du raccourcisssement du temps humain les ouvrages de Paul Virilio) Je ne doute pas un seul instant de la beauté du crocodile ; En revanche je doute de la beauté morale et intellectuelle de l'homme. (du point de vue de cette laideur, le personnage de M. Homais dans “Madame Bovary” est fascinant. OH ! MAIS ! : c'est là la vocifération du bourgeois indigné qui se rengorge et se récrie). L'homme est infiniment plus vulnérable que n'importe quel animal, car il est non seulement à lui-même son propre ennemi (l'un des loisirs favoris de l'homme est l'extermination de ses semblables) mais parcque qu'il est précisément le plus “évolué” : 9 milliards de neurones dans son cerveau erratique qui se combinent, se décombinent, se recombinent et, surtout, se débinent (je vous l'assure, M. Crocodile, les psys humains ne savent plus où donner… de la tête, devant un afflux tout à fait inhabituel de clientèle : salles d'attente et asiles combles à tel point qu'on fout les dingues…en taule ! Aujourd'hui, Artaud n'aurait pas fini à Rodez, chez le bon docteur Ferdière, mais à Fleury-Mérogis. Mon indécrottable optimisme m'amènerait à penser que l'homme se sera auto-détruit avant que ne périsse les autres espèces vivantes. Mais ce n'est là qu'indécrottable optimisme ! Je n'ose en revanche formuler l'hypothèse pessimiste…

4 nov. 2010