Le rêve de Dale

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6 commentaires

Jean_Baptiste_Crocodile a dit :

J'aime bien ce vieux rafiot en forme de “fer à repasser” comme dit Jean Yves. J'avais fait il y a quelques années des images de ce véhicule dans une pénombre rougeoyante. Il est lourd et lent mais sûr. Smithson serait peut être parvenu au but si ce fou de Stevenson ne l'avait pas, dans le rêve de Dale, réduit en poussière.

11 nov. 2010

jean-yves a dit :

Peu importe. Tout cela n'est qu'un rêve … en tous cas on l'espère pour Dale !

12 nov. 2010

Un visiteur (Jacques Razu) a dit :

Cher M. Crocodile,

Votre page où s'affrontent pitoyablement des vestiges périmés et désuets d'humanoïdes (un syndicaliste et un patron peut-être ?) me rappelle cet article lu dans La Mauvaise Presse de ce mois (j'entends par “Mauvaise Presse” ce qui subsiste dans ce pays de périodiques satiriques ou irrévérencieux) : “L'évolution de l'homme pas terminée ? Quel sinistre pessimisme ! Comment un magazine aussi sérieux que ”Scientific American“ peut-il affirmer (…) que ”l'évolution humaine n'est pas terminée“? Tout le monde sait pourtant bien que l'homme est plutôt en fin de parcours, que cette satanée espèce nuisible n'en a plus pour bien longtemps… Imaginez les réactions de tous les animaux qui attendent avec impatience la fin de l'humanité pour pouvoir enfin vivre paisiblement. Non, vraiment, cet excès de pessimisme est odieux . Sauf si l'homme évolue pour fusionner avec l'ordinateur, pour devenir un être virtuel. Qui ne fera plus chier personne. ” Homo-Internetus" en somme. Le XXIIème siècle sera animal où ne sera pas ! Qu'on se le dise !

12 nov. 2010

Un visiteur ("R") a dit :

Eh ben voilà, qu'est-ce que je disais!!!! Elle est vraiment dans une mauvaise passe là!!! Comment va-t'elle pouvoir s'en sortir?! sic…

12 nov. 2010

Un visiteur (JBC) a dit :

“Tout le monde sait pourtant que l'homme est plutôt en fin de parcours” : au lieu de vous garder des métaux lourds comme de la peste, vous feriez mieux de vous méfier des idées dominantes de votre époque M Razu !

Du fond de mon marigot, je vois une espèce florissante : elle n'a jamais été aussi nombreuse sur cette terre. C'est un signe, ça ! Le marché des téléphone portables explose en Inde et les chinois auront bientôt tous une automobile ! Cette espèce est promise a un destin exceptionnel.

Il ne me paraît pas irréaliste de prétendre que son évolution n'est pas terminée. Nous autres crocodiles ne pourront pas célébrer les noces de la chair et de la machine, évidemment, nous sommes des bêtes. Mais l'homme le pourra assurément. Il lui revient de s'artificialiser progressivement jusqu'à migrer sur un autre support.

D'ailleurs, M Razu, c'est une éventualité qui sera traitée, obliquement s'entend, dans le tome second de ce “Paradoxe”.

13 nov. 2010

Un visiteur (Jacques Razu) a dit :

Cher M. Crocodile,

Ce ne sont pas les métaux lourds que je fuis comme la peste, mais ma propre espèce, mes soit-disant “semblables”. Le fait que “cette espèce n'est jamais été aussi nombreuse” est un signe très encourageant quand à la fin de son parcours. Qu'elle prolifère encore davantage jusqu'à l'intenable n'est que pour me réjouir. L'idée dominante de notre époque, Cher M. Crocodile, est l'utilitarisme allié à l'expansion infinie (interstellaire même s'il était possible) du commerce et du pognon (voilà pourquoi les chinois veulent tous des automobiles ; un milliard d'esclaves montés sur pneus supplémentaires ? Tant mieux ! cela ne fait qu'abonder dans le sens de ma lucidité historique). Or que dit l'idée dominante “utilitarisme” ? Que le “lupus homini lupus” s'en sortira toujours, que le progrès dont il est le garant et le porteur le tirera immanquablement de l'épuisement (très hypothétique n'est-ce pas ?) des ressources naturelles, que le capitalisme pour un milliard d'années est le moins mauvais des systèmes possibles et que par le sain esprit de compétition, d'émulation et de concurrence qu'il entretient entre les “lupus homini lupus”, il surmontera toutes les diffricultés, regénèrera l'espèce (et notamment par… l'écologie ! Commerce durable n'est-ce pas ?) que ni les métaux lourds ni la canicule ne sauraient affectés véritablement. C'est pour cela sans doute que le misérable article cité dans mon précédent message n'est tiré ni de la revue “Challenge” (sic) ni de “Capital” (resic), ni de “Forbes” ni des suppléments économiques florisssnts de la Bonne Presse, mais d'un pauvre canard satirique (pas “l'enchaîné”) dont le tirage total ne doit pas dépasser les 1000 ou 2000 exemplaires. Et ne me parlez surtout pas des zécologistes donc, qui ne sont que l'avant-garde zélée, le fer de lance de cet utilitarisme, celui qui entend faire commerce (“équitable” bien sûr, quand le commerce est l'iniquité même) du marché (prospère et florissant lui pour le coup) de la réparation des nuisances qu'il engendre (écolo-business)…

En revanche, il me paraît tout à fait intéressant que vous obliquiez vers l'artificialisation progressive ( -“Tout est dans Le Progrès” martela Pécuchet“ -”Et Le Progrès est en Tout“ opina Bouvard en écho) de l'espèce maudite ”jusqu'à migrer vers d'autres supports". Je suis très curieux de voir ce que vous en tirerez.

14 nov. 2010