Dale sort de sa torpeur

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5 commentaires

Moozy a dit :

Dans la C6, il me semble que la pose n'est pas très naturelle. Tu poses avec la kiné inverse activée ou désactivée ?

26 févr. 2010

Nada a dit :

La C1 est superbe:)il y a une émotion qui passe dans ce portrait. Tu as raison de retravailler tes bulles, leur forme c'est important, la typo aussi et j'ai hâte de voir tes incursions manuelles ;)!!!!

26 févr. 2010

Jean_Baptiste_Crocodile a dit :

La cinématique inverse est le plus souvent activée et je m'en sers quelquefois pour trouver des poses expressives mais pas forcément naturelles : je profite de ce que les pieds (parfois aussi une main) sont ancrés sur une cible pour “tordre”, “forcer” le reste.

Pour l'instant, mes interventions manuelles se limitent à des queues de bulles et à des traces sur les visages ! Mais, dans la mesure où à partir de la page 20 c'est l'espace mental de l'héroïne qui sera au cœur de l'intrigue, que cet espace sera divisé en 3 mondes avec des identités visuelles distinctes (pour la clarté de l'exposition, pour que le lecteur s'y retrouve aussi) il me semble difficile de rester cantonner à la 3d ! La 3d propose à l'œil un monde d'identités stables trop bien définies, en elles mêmes et dans leurs relations entre elles, inadéquat quand il s’agit d’évoquer la fluidité, la labilité de l’espace mental.

Je n’ai pas encore trouvé de solution. Néanmoins, il me semble que l’un de ces mondes sera noir et blanc, à base de photos retravaillées. C’est pas vraiment celui là qui pose problème. Le souci c’est le monde 2, en couleur forcément, avec des volumes 3d mais dans un espace sans dimension. Je n’aurais sans doute pas les moyens de mener tout cela à bien de façon satisfaisante.

Mais qu’importe ! Le premier bénéfice de ces projets un peu « fumeux » comme dirait Elliett, c’est de me rendre sensible à certains travaux graphiques que j’évitais il y a encore peu.

J’ai ainsi lu et regardé avec une vive curiosité « L’orchidée noire » de Neil Gaiman et Dave McKean et je vais me replonger dans l’ « Elektra » de Miller et Sienkiewicz qui m’avait complètement dérouté à la première lecture. Non pas pour y copier (j’en serais bien incapable !) quoi que ce soit mais pour y respirer un air de liberté, pour espérer y trouver une invitation à desserrer un peu (ne serait-ce qu’un peu) l’étau visuel où je me sens enfermé …

27 févr. 2010

woulouf a dit :

d'accord avec Nada: le portrait de la C1 est excellent. Dans la C3, l'absence d'ombre donne l'impression que les mains ne touchent pas le sol. Tu emploies beaucoup des caméras à focale courte qui donnent une impression d'éloignement par rapport au sujet, voire de détachement. C'est volontaire?

28 févr. 2010

Jean_Baptiste_Crocodile a dit :

Assez juste pour C3. Je me souviens avoir hésité : ombrer ou pas ombrer. J'ai sans doute fait un mauvais choix. J'ai peut être fait le choix de l'ombre sur le mur ou bien tout simplement décoché “ombre” sur la seconde lumière ?

Les caméras sont souvent entre 21 et 55 mm. Est-ce volontaire ? Quand j'ai débuté “sérieusement” la 3d, je venais de la photo amateur noir et blanc développée et tirée “à la maison”. J'avais en tête des appareils argentiques mythiques : rolleiflex, Hasselblad et surtout les 24x36 à télémètre comme les vieux Contax, leurs copies russes et bien sûr Leica, Hexar Rf, etc. Or ces appareils à télémètre donnent le meilleur d’eux même en focale courte : 35, 28 et 21 mm. Et j’ai fait beaucoup de photos avec un 28 mm ! Tellement pratique par beau temps ! En fermant le diaphragme à 11 on a une telle profondeur de champ qu’on n’a même pas besoin de faire la netteté, il suffit de cadrer et de déclencher ! Et c’est dans la boîte !

Alors voilà : influencé par cette pratique, j’ai débuté la BD en 3D avec des habitudes de paysagiste qui cadre très large. Si je devais refaire cette page, je conserverais la fenêtre à 6 cases parfaitement égales mais je cadrerais le personnage plus serré en essayant de faire contrerimer les articulations de ses membres avec les bords des cases, c’est à dire d’appuyer le contraste entre les bords parfaitement d’équerre et ses membres qui refusent de le soutenir et qui partent un peu dans tous les sens.

Maintenant, le « regard éloigné » du paysagiste est-il le produit d’habitudes engendrées par l’usage de certains objectifs à courtes focales ? Sans doute pas : c’est avec le même appareil que Robert Franck, William Klein ou Cartier Bresson ont fait leurs photos si différentes. Le regard précède l’appareil ou plutôt cherche l’appareil qui lui convient.

Mais promis, je me soigne !

28 févr. 2010